C’était pas complétement inattendu…

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Les mécanismes REDD, récemment renforcés à Cancún, ont posé les bases à une escalade des quantités d’émissions “évitées”. C’est ainsi qu’un premier assaut a été lancé par le directeur général de la convention des nations unis de lutte contre la désertification (UNCCD), Luc Gnacadja.

Il clame que ralentir la désertification et la dégradation des terres réduit les émissions de dioxyde à partir des stocks de carbone du sol. Un article récent dans The Guardian (un quotidien britannique) lui fait dire que les gens doivent être rémunéré par le marché international du carbone quand ils préservent les couches superficielles du sol.

people must be paid via global carbon markets for preserving the soil

C’est pas vraiment surprenant. Étant donné les budgets prévus pour financer la déforestation “évitée”, il y aura sans doute d’autres candidats : les océans, les steppes et prairies, les zones humides ?

Dans le même genre, en réponse aux craintes générées par REDD quant à ses effets sur la biodiversité, la Banque Mondiale a mis en place un wildlife premium qui rémunère plus les politiques REDD+ qui sont favorables à la faune sauvage.

Malheureusement, ces primes additionnelles ne concerneraient que des animaux emblématiques tels que les grands mammifères qui ont besoin de grandes surfaces boisées. Ces espèces sont en général protégées.

Est-ce que la banque va récompenser financièrement les gouvernements qui évitent de détruire l’habitat d’espèces protégées ? Ça laisse songeur…

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