Vulnerabilité, résilience et durabilité

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Dans un article intéressant (quoiqu’un peu ésotérique) publié dans la revue Global Environmental Change, Billie L. Turner donne un aperçu des trajectoires qu’on parcourues les recherches sur la vulnérabilité d’une part et le résilience d’autre part. Il propose que ces deux lignes de recherches joignent leurs forces pour contribuer aux objectifs, plus large, de la science de la durabilité (sustainability science). Il explique que cette collaboration pourrait naitre d’une prise en compte explicite, par les deux, des arbitrages entre services écologiques (ecosystem service tradeoffs).

D’après Billie Turner, les recherches sur la vulnérabilité des systèmes homme-environnement abordent généralement celle-ci du point de vue humain en se focalisant sur la capacité d’adaptation des individus et des groupes aux événements externes affectant l’environnement mais sans que les liens avec des écosystèmes concrets soient nécessairement formalisés. Les services sont alors considérés comme de simples ressources naturelles et les rétroactions entre l’adaptation et les écosystèmes sont plus rarement prises en compte.

A l’inverse, bien qu’elle s’intéresse également à la capacité des systèmes socio-écologiques à s’auto-organiser et à apprendre et à s’adapter, les recherches sur la résilience des systèmes socio-écologiques ont plutôt mis l’accent sur les effets d’événements externes sur les propriétés des écosystèmes sans que les relations entre ces effets et les diverses composantes du bien-être humain (sécurité, santé, biens matériels, relations sociales…) soient analysées en profondeur.

Billie Turner suggère que l’analyse des arbitrages entre besoins et attentes humains pourrait bénéficier des apports des deux approches, en combinant l’étude de la stabilité des écosystèmes face aux perturbations et celle des capacités d’adaptation des acteurs sociaux. Le tout pour une plus grand durabilité…

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