Le biobanking australien a t’il perdu sa crédibilité?

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Le biobanking a été lancé en 2009 dans l’état australien de Nouvelles Galles du Sud (NSW) afin de faciliter la mise en œuvre de l’obligation qu’ont les aménageurs d’éviter, réduire puis compenser leurs impacts sur la biodiversité. Le biobanking est inspiré d’instruments similaires développés aux USA et ailleurs où les aménageurs achètent des “crédits” vendus par des opérateurs ayant généré – à l’avance, avant les impacts – des gains de biodiversité par le biais de création, restauration ou réhabilitation de milieux naturels ou d’habitats d’espèces.

Ce système permet de résoudre certaines des difficultés liées à la compensation, en particulier les délais entre les pertes dues aux impacts et les gains attendus de la compensation et l’incertitude quant à l’obtention de ces gains quand la compensation est lancée après les projets d’aménagement. On notera cependant que ce système peut aussi avoir pour effet d’inciter les aménageurs à considérer que tous leurs impacts sont compensables et donc à diminuer l’importance (ou ignorer) leur obligation de d’abord éviter puis réduire leurs impacts avant d’envisager de les compenser.

Pour en revenir au biobanking australien, la presse a rapporté récemment le cas d’un grand projet de développement dans la vallée de Hunter (NSW) où des erreurs de calcul de “crédits” ont conduit à exiger une compensation trop faible. Le scandale a écorné l’image du biobanking et pourrait remettre en cause son champ d’application et son expansion dans d’autres états australiens.

The 644.4 hectares of clearing requires 37,010 credits, while the 887.0 hectares of biobank site generates 9607 credits. This results in a shortfall of 27,403 credits. The results show that between 2614.5 to 4107 hectares of additional offset is required to satisfy the offset required by the biobanking assessment.

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