Biodiversité: on ne peut gérer que ce qu’on peut mesurer…

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Francis Vorhies, qui rédige le blog Green Mind de la revue américaine Forbes (plutôt orientée business) a publié un billet sur la biodiversité.

Il met l’accent sur les questions de définition et contraste notamment (1) les espèces sauvages et leurs exigences en termes d’habitat, l’approche préférée du gouvernement américain, et (2) “l’intégrité et la diversité des environnements et processus naturels”, qui serait plus proche de la définition retenue par la CBD).

Il nous dit que pour les entreprises, cette deuxième approche est sans doute la plus utile pour qu’elles puissent prendre en compte leurs impacts mais aussi les opportunités que génère la biodiversité et les services écosystèmiques. Malheureusement, il n’explique pas comment il arrive à cette conclusion… alors qu’elle semble plutôt hasardeuse.

Les questions de biodiversité, en termes de responsabilités et d’opportunités, ne peuvent être résolues que si la biodiversité peut être caractérisée et gérée de façon fiable. Le monde de l’entreprise est familier de l’adage selon lequel on ne gère que ce qu’on mesure… or “l’intégrité et la diversité des environnements et processus naturels” est une réalité bien plus difficile à appréhender, et donc à mesurer, suivre et gérer, que la présence, l’absence ou l’abondance d’une espèce sur un terrain ou un territoire.

Les bases conceptuelles et les connaissances de terrain nécessaires pour identifier et mesurer les espèces et leurs habitats sont bien plus solides que celles qui concerne les interactions complexes entre processus écosystèmiques, ou “l’intégrité” qui nécessite de fixer des références de bon état pas évidentes à trouver.

Qu’en pensez-vous?

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